couverture La Supplication de Svetlana Alexievitch

Exceptionnel

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Ce que j’en pense

Ils a des livres et il y a 
 des livres. Celui-ci fait partie de ceux qui marquent au plus profond.

Si vous avez vu la sĂ©rie Chernobyl, si elle vous a marquĂ©s, dites vous que ce livre c’est 1000 fois plus. J’ai vraiment l’impression que la sĂ©rie a Ă©tĂ© inspirĂ©e de ce livre sauf que 


Sauf que ce livre n’est pas une histoire « linĂ©aire » avec un dĂ©but, un dĂ©veloppement et une fin. Ce livre est en fait une succession de vrais tĂ©moignages appelĂ©s ici des « monologues ».

LĂ  ce ne sont pas des personnages fictifs d’une sĂ©rie, ce sont des vrais suppliciĂ©s directs ou indirects. Des enfants, des femmes, des liquidateurs, des veuves, des paysans, des scientifiques, des mĂ©decins, des militaires et mĂȘme un homme du parti qui se confient en 1996, 10 aprĂšs. Cette pluralitĂ© de points de vue est particuliĂšrement intĂ©ressante car tous Ă©taient victimes, chacun Ă  son niveau. Victimes d’un parti autant que victimes des radiations.

Pardon mais put@in quoi !!!
Lire ces destins, ces vies, ces sacrifices, ça m’a complĂštement submergĂ©e. Autant lire des tĂ©moignages sur Auschwitz ça bouleverse mais « on connaĂźt », autant la on dĂ©couvre, on apprend encore des horreurs derriĂšre l’horreur.

Ce livre ne juge pas, n’essaye pas de trouver un coupable, tout comme toutes ces vies, ces destins brisĂ©s, cette souffrance et ces voix ne se rĂ©sument pas, mais nous confronte Ă  l’indicible, Ă  l’invisible, Ă  l’oubli, au silence.

Pour info, l’auteure a recueilli ces tĂ©moignages pendant prĂšs de 10 ans, dĂšs la catastrophe de 1986. Ce temps long donne Ă  chaque « monologue » une profondeur, une vĂ©ritĂ©, une intimitĂ© uniques.
Ce qui impressionne, c’est la dignitĂ© et l’humilitĂ© de ces voix qui leur donnent cette grandeur et cette puissance.

đŸ”„Je n’ai mĂȘme pas de mots pour conclure cette chronique, je vous invite simplement Ă  le lire et surtout Ă  le ressentir, Ă  Ă©couter toutes ces voix qui souffrent et/ou qui
 se sont tues pour l’éternitĂ©.
En silence, avec respect. 🙏

PS: ce livre est interdit en BiĂ©lorussie car son dictateur reproche Ă  l’auteure de rĂ©vĂ©ler la souffrance, les mensonges d’États et l’impuissance des institutions.

De quoi ça parle

«Des bribes de conversations me reviennent en mĂ©moire… Quelqu’un m’exhorte :
– Vous ne devez pas oublier que ce n’est plus votre mari, l’homme aimĂ© qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient de contamination. Vous n’ĂȘtes pas suicidaire. Prenez-vous en main!
»

Tchernobyl. Ce mot Ă©voque dorĂ©navant une catastrophe Ă©cologique majeure. Mais que savons-nous du drame humain, quotidien, qui a suivi l’explosion de la centrale?
Svetlana Alexievitch nous laisse entrevoir un monde bouleversant : celui des survivants, Ă  qui elle cĂšde la parole. L’Ă©vĂ©nement prend alors une tout autre dimension.
Pour la premiÚre fois, écoutons les voix suppliciées de Tchernobyl.

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Bienvenue dans mon carnet ! Ici, je parle des livres que j’ai aimĂ©s (ou pas), des recettes que je teste avec mes robots, et de mon quotidien avec la sclĂ©rose en plaques. Installez-vous, prenez un thé