
Universel et intemporel
5 / 5
- Amour filial
- Autobiographie
- Roman
- Histoire
- Seconde Guerre Mondiale
- Nombre de pages: 456
- Paru en: 1973
Ce que j’en pense
Moi qui n’aime pas les livres parlant de l’amour maternel, en particulier ou en général, j’ai trouvé l’exception qui confirme la règle. J’ai adoré ce livre.
C’est l’amour d’une mère pour son fils, c’est l’amour d’un fils pour sa mère. Et leur relation, si critiquée qu’elle soit, est pure et magnifique. Cette mère qui a des rêves plein la tête et le cœur pour son fils, qui le pousse toujours plus haut, qui l’encourage. Et cette fin 😱… encore plus belle que tout ce que l’on peut imaginer, encore plus émouvante aussi.
Mais j’ai aussi eu l’impression que ce livre était presque comme un testament de l’auteur. Non pas un testament pour léguer des biens, mais un testament pour partager son amour débordant, que son cœur seul ne peut contenir.
Côté style, c’est beau, élégant, ironique, poétique, humble et prétentieux en même temps, c’est doux et dur, détaché et profond. L’auteur alterne entre anecdotes et souvenirs, entre légèreté apparente et souffrances profondes. Il parvient à nous faire non pas aimer, mais admirer cette mère courageuse et tenace. Même ce titre est révélateur du tout et du rien de ce livre.
Ce qui m’a marquée, c’est la force de cette promesse, ce cordon invisible qui relie le fils à sa mère, même quand tout semble les séparer. On voyage avec eux, de la Pologne à la France, puis jusqu’en Angleterre, sur fond de Seconde Guerre mondiale et d’exil. On ressent la pression, parfois écrasante, de cette mère qui veut pour son fils un destin exceptionnel, mais aussi la tendresse infinie qui les unit.
L’auteur ne tombe jamais dans la mièvrerie : il manie l’humour, l’autodérision, et parvient à transformer la douleur en poésie. On rit, on est ému, on referme le livre avec l’impression d’avoir reçu une leçon d’amour et de vie.
❤️ En conclusion, entre autobiographie et roman, ce livre est universel et intemporel, il parle à chacun de nous, que l’on soit parent ou enfant, rêveur ou désabusé. Et cette promesse, faite à l’aube de la vie, continue de résonner longtemps après la dernière page. Un classique qui sera toujours moderne.
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De quoi ça parle
« – Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D’Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es !Je crois que jamais un fils n’a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j’essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu’elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l’Armée de l’Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j’entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : – Alors, tu as honte de ta vieille mère ? »





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