
Impossible… vraiment ?
4 / 5
- Polar historique
- Énigmes
- Huis-clos
- Espionnage
- Première Guerre Mondiale
- Nombre de pages: 400
- Paru en: 2025
Ce que j’en pense
J’ai découvert ce nouveau titre de l’auteur en audio et non en lecture, et je pense (pour moi et selon les goûts) que j’ai bien fait. J’aurais trouvé le rythme trop lent en lecture alors qu’en audio, c’est juste parfait. De plus, le lecteur (et dans une moindre mesure la lectrice) sont excellents. J’ai adoré les intonations qu’ils prenaient, donnant vie aux personnages.
En même temps, nous sommes dans un huis clos, « enfermés » dans un château au milieu de nulle part, avec l’assassin parmi les invités. Bien sûr, de nouvelles victimes tombent petit à petit. Nouvelles victimes, car l’assassin a déjà opéré 15 ans plus tôt, en pleine 1ière Guerre mondiale. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé l’angle et la façon d’utiliser l’ombre de la Der des Ders dans ce récit, comme une présence lointaine mais tellement prégnante, avec cette petite touche d’espionnage pour pimenter le tout.
Bien sûr, côté personnages, impossible de dévoiler quoi que ce soit, mais promis, l’auteur joue tellement avec nous que nous les soupçonnons tous à un moment donné. Ah si, je peux juste dire que le père m’a écœurée. Vous voilà bien avancés 😂.
Fait désarmant : les motivations du mobile. Je n’ai pu m’empêcher de me demander : et si… que se serait-il passé ensuite ? Et si… ? Bien sûr, on n’en saura jamais rien, mais c’est intéressant d’y réfléchir.
Côté rythme, comme je le disais, il est certes lent mais pas ennuyeux pour autant. Nous ne sommes pas dans la recherche particulière du “qui”, mais nous nous triturons les neurones avec le “comment”. Comment tuer dans un espace clos ? Et là, l’auteur nous régale avec plusieurs lieux, de façons toutes plus improbables les unes que les autres. Ces fameux meurtres impossibles… mais impossible n’est pas français.
🥰En conclusion, un polar historique qui m’a plongée dans les lieux, les mentalités et le rythme de l’époque à tel point que j’ai presque eu l’impression d’assister à une pièce de théâtre. Où les petites cellules grises permettent de réfléchir et de résoudre des énigmes… et côté énigmes, l’auteur a su en disséminer tout du long jusqu’à la toute fin.
Retrouvez ici toutes mes chroniques d’Éric Fouassier
De quoi ça parle
Le front de la Somme, automne 1916. Alors que les soldats succombent par milliers dans les tranchées, la mort frappe de façon plus singulière ailleurs mais avec tout autant de cruauté…
C’est d’abord une chanteuse célèbre d’avant guerre, la Dame blanche, soupçonnée d’espionnage et sommairement exécutée par des justiciers improvisés. C’est ensuite Albert Saulx, un as de l’aviation française, retrouvé mystérieusement poignardé par une baïonnette allemande, au retour d’une mission aérienne, des roses rouges répandues dans le cockpit de son appareil.
Quinze ans plus tard, six personnages étroitement liés à ces événements se trouvent réunis à nouveau. Dans un huis clos oppressant, derrière les murs d’une grande maison isolée et bloquée par la neige, ils vont devoir affronter le poids du passé et leurs propres démons intérieurs.





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