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  • Liban / Beyrouth
  • Exploitation sexuelle des femmes
  • Disparitions liées à la Syrie
  • Dénonciations politiques
  • Roman noir / Détective privé
  • Nombre de pages: 304
  • Paru en: 2026

Tome 2 peut se lire indépendamment (la preuve), mais on se spoil la fin du 1.

Voici exactement l’exemple parfait d’une superbe découverte, un livre et un auteur que je ne connaissais absolument pas. Même si, au début, j’avoue avoir été légèrement décontenancée… très vite, j’étais plongée corps et âme aux côtés de Marwan.

Alors clairement, coup de cœur pour cet homme. Blessé autant dans sa chair que dans son cœur, mais d’une bonté énorme. J’ai tout aimé chez lui. Et ça tombe bien, car nous vivons toute cette épopée grâce à lui, à travers lui.

Et quand je dis épopée, ce n’est pas pour rien. Au-delà de l’enquête fictive dénonçant l’exploitation sexuelle des femmes, l’auteur nous fait voyager à Beyrouth, où nous revivons et découvrons son histoire, ses blessures, sa beauté et ses scarifications faites par les Hommes.

Et derrière l’enquête, 2 dénonciations principales: l’exploitation sexuelle des femmes et ces disparitions liées à la Syrie.

Car oui, cette ville est un personnage à part entière, ni magnifiée ni enlaidie, juste blessée. On sent l’amour inconditionnel de Marwan (comprenez de l’auteur) pour cette ville aux 1000 anecdotes historiques.

Mais ne vous fiez pas à cette romance avec la ville car l’auteur balance, dénonce, tire à balles réelles sur les Hommes. Non pas les Hommes pacifistes, eux aussi victimes, mais les pouvoirs en place, ces Hommes au-dessus des lois, ces Hommes qui exploitent.

Le Hezbollah… bam!
Le gouvernement israélien… bam!
La famille Assad, et Bachar en particulier… bam!
Les extrémistes de tout poils… bam!
Sarkozy… une balle perdue mais bam!

Et j’ai adoré toutes ces dénonciations sans distinction de race ou de religion. La vérité éclate, les accusations tombent en rafale. Même sans s’y connaître en géopolitique, aucun souci, l’auteur explique sans jamais tomber dans le cours d’histoire.

❤️En conclusion, un roman noir explosif sur fond d’enquête policière qui fait le grand écart permanent entre déclaration d’amour à cette ville et dénonciations accusatrices contre ces Hommes de pouvoir. Un roman aussi politique qu’humain, qui ne laisse jamais indifférent.

Décembre 2024. À Maameltein, le quartier rouge au nord de Beyrouth, les néons des super night-clubs ne brillent plus comme avant. Seul le Paradise ignore la crise, avec son décor kitsch, son champagne hors de prix et ses danseuses qui escortent les clients dans l’hôtel attenant. Lorsque l’une d’entre elles, une jeune Ukrainienne, disparaît, Marwan Khalil, ancien flic reconverti en détective privé, est chargé de la retrouver. La disparition d’une prostituée étrangère n’intéresse pas grand monde, mais pour Marwan, les disparus, c’est sacré. Ça le renvoie à ses copains miliciens évaporés pendant la guerre, et à celles et ceux qui ne sont jamais ressortis des geôles syriennes. Et dans le monde de la nuit, plus encore que dans le reste du pays, le silence fait loi et tous les coups sont permis.
Alors que le Liban vit des moments historiques – la décapitation du Hezbollah et la chute du régime à Damas –, chacun porte le poids du passé et l’incertitude de l’avenir.

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Bienvenue dans mon carnet ! Ici, je parle des livres que j’ai aimés (ou pas), des recettes que je teste avec mes robots, et de mon quotidien avec la sclérose en plaques. Installez-vous, prenez un thé…