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  • Peine de mort
  • Exécution
  • XIX siècle
  • Plaidoyer
  • Critique sociétale
  • Nombre de pages: 352 pages
  • Paru en: 1963

Très court texte, mais d’une symbolique et d’une profondeur énormes. Seul un auteur du talent de Victor Hugo pouvait le faire.

Ce roman n’est pas une histoire lambda avec un vrai début, un développement et une fin. C’est un cri du cœur, un plaidoyer contre la peine de mort. Nous ne connaissons ni le nom, ni la vie, ni le crime de ce prisonnier condamné à la peine de mort, ni les motifs… nous ne connaissons absolument rien de cet homme, hormis ses dernières heures et ses tourments à l’approche de la sentence. Victor Hugo ne donne volontairement aucun nom à ce condamné. Il devient ainsi n’importe qui… et donc potentiellement chacun de nous.

Qui n’a jamais souhaité la ☠️ d’un assassin multirécidiviste ou même d’un homme bien pire encore ? Pas moi, je le confesse. Et puis j’ai entendu le discours de Robert Badinter qui, même pour les nazis responsables directs de la mort de son propre père, ne souhaitait pas la peine capitale pour eux. J’ai été estomaquée par cette sagesse, cette foi en l’humanité que, j’avoue, je suis incapable d’avoir.

Alors ce livre nous met dans la peau d’un de ces condamnés à mort. On vit, on respire, on pense à la même vitesse que lui. Nous sommes nous-mêmes condamnés. Et punaise, ça nous remue de l’intérieur. J’ai pleuré avec lui quand sa petite Marie l’appelle Monsieur et non papa. Quelle déchirure pour cet homme qui a tout perdu véritablement à ce moment-là, même son envie de vivre. Ce mot a été pire que la sentence des jurés.

❤️En conclusion, plus qu’un livre, un véritable plaidoyer qui vient du cœur même de l’auteur. Je ne m’attarderai pas plus sur ce livre où tout a déjà été dit et redit, mais au fond, quand une société condamne un homme à mort, ne se juge-t-elle pas elle-même ? Une question qui, après cette lecture, mérite une vraie réflexion, voire une véritable introspection.

PS : j’imagine les conversations enflammées entre Robert Badinter et Victor Hugo là-haut sur ce thème… deux hommes, deux époques, un même combat de toute une vie.

Retrouver ici toutes mes chroniques de Victor Hugo

Victor Hugo nous fait entrer dans la tête d’un condamné à mort qui attend son exécution. On ignore qui il est, quel crime il a commis. Car l’auteur ne veut pas débattre mais montrer l’horreur et l’absurdité de la situation. Son texte a une telle puissance de suggestion que le lecteur, s’identifiant au narrateur, partage avec lui l’angoisse et les vaines espérances. Réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort, ce roman est aussi une admirable leçon d’écriture et d’humanité.

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Bienvenue dans mon carnet ! Ici, je parle des livres que j’ai aimés (ou pas), des recettes que je teste avec mes robots, et de mon quotidien avec la sclérose en plaques. Installez-vous, prenez un thé…