
Monumental
5 / 5
- Russie / France
- Napoléon
- Fresque familiale historique
- Destins / Histoire
- Liberté
- Nombre de pages: plus de 2000
- Paru en: 1867
Ce que j’en pense
Je suis particulièrement fière d’avoir osé sauter le pas et m’attaquer à cette œuvre magistrale. Franchement, sans la version audio, je n’aurais sans doute jamais osé. Mais promis, la peur est infondée, car une fois les personnages en tête, tout devient accessible. Et en audio, c’était juste parfait.
Alors oui, soyons honnête : il y a une longueur vers les deux tiers, centrée sur la guerre et ses tactiques, où j’ai décroché. Mais le reste est passionnant, avec des changements de point de vue constants et une évolution marquante des personnages, tous confrontés à la perte, au doute et à leur propre place dans l’Histoire.
Autre surprise marquante : la présence constante de la culture française. La langue, les références, l’influence de Napoléon… tout traverse le récit. Tolstoï semble à la fois fasciné par cette grandeur et lucide sur sa chute, ce qui donne à l’ensemble une ambivalence très intéressante.
Mais parlons de l’épilogue. Pour moi, tout nous y mène… à moins que ce soit l’inverse. Je ne m’y attendais pas. On quitte la fresque romanesque pour entrer dans une véritable réflexion philosophique avec cette question de fond, qu’est-ce que la liberté ? Tolstoï interroge autant la liberté individuelle que collective, et fait émerger l’idée que l’Histoire dépasse les individus. Les personnages incarnent alors cette démonstration, comme si tous leurs parcours venaient illustrer cette réflexion.
❤️En conclusion, j’ai découvert une œuvre monumentale qui dépasse l’histoire qu’elle raconte pour nous amener à réfléchir à la liberté elle-même. Le récit et l’épilogue sont indissociables, l’un donne chair à la réflexion, l’autre donne du sens à tout le parcours.





De quoi ça parle
Lors d’une soirée à Saint-Pétersbourg, en juin 1805, le comte Pierre Bezoukhov, retour de dix années passées en Europe, retrouve son ami André Bolkonski, promis à une belle carrière militaire. Pierre est un jeune officier turbulent, qui a subi l’influence des idées révolutionnaires. L’héritage qui l’attend pourrait faire de lui un excellent parti, pourquoi pas celui de la belle et futile Hélène, fille du prince Kouraguine. Quant au prince André, plus réfléchi et ambitieux, il ne songe qu’à servir son pays, quitte à confier sa jeune épouse à ses parents, lorsque vient l’heure de s’allier aux Autrichiens contre Napoléon.
Le 2 décembre, la cuisante défaite d’Austerlitz vient tout remettre en cause : le destin de la Russie et le sens de la vie. Car André est grièvement blessé…
Écrit et publié plus d’un demi-siècle après les faits, Guerre et Paix n’est pas seulement une fresque patriotique; extraordinairement détaillé, c’est le portrait aux mille visages de la Russie, du champ de bataille aux salons de la haute société. Le souffle de l’Histoire y met à nu les caractères de Pierre, André, Hélène, Rostov ou Natacha, quelques-uns des personnages les plus vrais issus de l’imagination de Tolstoï.





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