
Intimiste
4 / 5
- Suède
- Fin de vie
- Vieillesse
- Maladie
- Aidants
- Nombre de pages: 400
- Paru en: 2026
Ce que j’en pense
Impossible de rester de marbre face à cette histoire, mais chacun ressentira ce livre au plus profond de lui à sa propre façon. On fera tous nos propres transferts (sans vouloir jouer au psy de comptoir) sur Hans et sur Boo. Quand on a été (ou est) aidant d’une personne en fin de vie, on veut faire pour le mieux, mais le mieux n’est pas forcément le bien, et ce livre le met bien en valeur, tout comme la place immense que prend un animal auprès des mourants (place parfois vitale). En écoutant ce livre, fatalement, je me revoyais et repensais aux actions que j’ai faites avec mes grands-parents, ce livre me rassurant ou me faisant culpabiliser tour à tour. Ce livre est un condensé d’amour, de résilience, d’espoir mais aussi de fatalisme, qui met à l’honneur la place des personnes âgées dans nos sociétés. Par contre, je trouve qu’il manque un angle non abordé : celui de la dépression et du surmenage physique et moral des aidants, qui doivent jongler entre toutes leurs vies.
Et malheureusement, mon côté psychorigide (et mon expérience personnelle) n’a pas pu s’empêcher de tiquer sur le fait que Boo a quatre aidants (plus son fils)… une situation hors de portée financière pour la très grande majorité d’entre nous. (J’avais demandé des devis à l’époque pour ma grand-mère… une somme qui montait à cinq chiffres par mois il y a treize ans.) Alors oui, je ne connais absolument pas le système de santé suédois, mais quand même…
De plus, alors que nous sommes dans la tête de Boo… pourquoi avoir choisi une voix féminine pour interpréter ce livre ? La question reste sans réponse.
Malgré cela, ce livre est très fort émotionnellement, mais ce ne sera pas un coup de cœur pour moi. Juste une bonne lecture (ou plutôt une bonne écoute dans mon cas).
De quoi ça parle
Bo n’a plus beaucoup de temps devant lui. À quatre-vingt-neuf ans, il vit isolé dans un village suédois et sa santé décline rapidement. Sa solitude n’est troublée que par le va-et-vient de ses aides à domicile. Parmi les rares choses qui lui restent, il y a les appels à son meilleur ami et la fidèle compagnie de Sixten, son gros chien auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux. Bo aime s’endormir avec lui, sa main enfouie dans l’épais pelage. Quand son fils juge qu’il ne peut plus s’occuper
d’un tel animal, l’orgueilleux Bo plonge dans un tourbillon d’émotions. Père et fils n’ont jamais su communiquer. Comment dire aujourd’hui ce qui compte vraiment ? Bo dresse le bilan de sa vie, de ses liens familiaux, et se penche sur la façon imparfaite dont il a exprimé son amour au fil des ans. Bestseller international profondément émouvant, gagnant du Prix du livre de l’année en Suède, Les grues volent vers le sud est le récit d’une dernière réconciliation. Lisa Ridzén célèbre la beauté des lumières du crépuscule avec une oeuvre irrésistible, traduite dans plus de quarante langues.





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