Spécial

3,5 / 5

  • Roman / Thriller
  • Femmes au foyer
  • 70’S
  • Viols
  • Pédophilie
  • Nombre de pages: 624
  • Paru en: 2024

Ce que j’en pense

Je pense que c’est le genre de livre qui non seulement peut mettre mal à l’aise sur le fond, et qui peut déranger sur la forme.

Tout est dit mais rien n’est dit en même temps. Beaucoup de conclusions à tirer soi-même, de suggestions à déchiffrer entre les lignes même si c’est explicitement suggéré.
Mal à l’aise aussi face aux thèmes: entre le V et la péd🟣 c’est quand même assez perturbant. Mais, promis, le pire n’est pas la (car toujours dans cette fameuse suggestion, jamais écrit explicitement). Pour moi le pire, c’est Hannah, la victime. J’avais envie de la secouer, de lui ouvrir les yeux de grès ou de force. Mais sa crédulité (si à ce niveau on peut encore appeler ça juste comme ça) conduit à des conclusions encore plus dramatiques.

Ce livre met le doigt sur les blessures invisibles, sur les traumas d’abus 🍆 (entre autre). C’est répugnant d’un côté (à l’époque où la société s’en fichait royalement, cette société machiste ou les apparences étaient plus importantes que tout…) et passionnant de voir (mine de rien) l’évolution révolutionnaire à ce niveau.

À l’heure où nous sommes habitués (de plus en plus) à appeler un chat un chat, ce livre est déconcertant car traite ces sujets à la façon de l’époque. On sait mais on cache aux autres tellement bien que l’on finit à se le cacher à soi-même (d’où le fait qu’il faille lire entre les lignes). C’est tellement subtil qu’il ne faut pas louper une ligne pour tout saisir dans les détails … un seul mot peut changer le sens entier de la phrase.

J’ai écouté et non lu ce livre et ce format va parfaitement à ce récit.

☺️En conclusion, un livre qui change totalement dans sa façon d’aborder, un style qui nous fait faire un bond dans le temps. L’exemple parfait du fameux ça passe ou ça casse, mais même s’il est dans la catégorie thriller (justifié en fin de compte), il est calme et lent tout en étant toujours en actions. Mais l’angle de le mère de famille « parfaite » nous le fait vivre à son rythme et à son niveau. Je n’ai pas forcément pris plaisir à le lire, mais je prends vraiment plaisir à y repenser après-coup.

De quoi ça parle

Détroit, fin des années 1970. Hannah et Wes Jarrett forment l’une des familles les plus en vue de l’élite blanche et bourgeoise. Mais entre les galas caritatifs et les déplacements d’affaires, ils se croisent à peine et n’ont plus en commun que leurs deux enfants, choyés par la gouvernante. Par ailleurs, des gros titres abominables font la une des journaux : des cadavres de garçons sont retrouvés nus, sans vie, comme exposés au public. Par un meurtrier dont on ne sait rien, et que les médias s’empressent de nommer Babysitter.
Alors que la peur couve dans les foyers, Hannah prend un mystérieux amant, dont elle ne connaît que les initiales. Tandis qu’un piège dévastateur se referme sur elle, les crimes de Babysitter se multiplient…

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Bienvenue dans mon carnet ! Ici, je parle des livres que j’ai aimés (ou pas), des recettes que je teste avec mes robots, et de mon quotidien avec la sclérose en plaques. Installez-vous, prenez un thé…