
Démystificateur
4 / 5
- Autobiographie
- KGB
- URSS
- Espionnage
- Nombre de pages: 528
- Paru en: 2022
Ce que j’en pense
En refermant ce livre, une seule question est restée sans réponse … l’auteur en rajoute t’il ou pas ? Certainement ? Peut-être ? Pas besoin ? Aucune idée de mon côté mais j’avoue que tout est bien argumenté, que ce soit dans le passé ou … le présent (par contre ok l’auteur a une haute opinion de lui-même 🤭).
Malgré ce petit doute, j’ai adoré ce livre, tout du long car il mûrit au fur et à mesure en même temps que notre personnage/auteur (car oui c’est une autobiographie). Alors qu’au début on a le sourire avec plein d’anecdotes mignonnes, petit à petit on passe à l’effarement (avec des retours aux sourires quand l’auteur n’hésite pas à égratigner quelques personnages politiques français (entre autre) et un certain Poutine).
Mais plus qu’une autobiographie, ce livre est aussi un constat géo-politique de notre monde d’hier qui a créé celui d’aujourd’hui. Et, promis, c’est vraiment hyper facile à lire et à suivre car toujours rapporté à des faits politiques médiatisés (donc que nous connaissons et auxquels on peut se rattacher).
C’est passionnant, historiquement et humainement. J’ai aimé découvrir cette autre URSS, pour une fois pas vue depuis une victime innocente de cette dictature, mais au contraire depuis un espion qui devient une cible. Ça change totalement de mes autres lectures. Et, le pire c’est qu’on se prend au jeu, on découvre depuis l’intérieur les techniques, en étant très loin du fantasme hollywoodien. C’est précis, ordonné, méticuleux, pertinent, incisif et toujours facile à lire.
🥰En conclusion camarades, un livre à découvrir pour tous les amoureux de l’histoire ou tous ceux qui veulent juste mieux comprendre notre monde d’aujourd’hui. Un livre totalement immersif, de part son texte certes, mais aussi par ses nombreux documents ou photos. L’explication simple mais détaillée de cette page historique russe est d’autant plus accessible que l’auteur, dorénavant français, nous donne des comparaisons simples et visuelles entre ses 2 pays.
De quoi ça parle
«On ne choisit pas d’entrer au KGB, c’est le KGB qui vous choisit?» Lorsqu’il intègre à dix-sept ans l’Institut d’État des relations internationales (MGIMO) à Moscou, Sergueï Jirnov est loin d’imaginer que ses pas seront bientôt guidés par le KGB. Et pourtant, ce dernier l’a choisi pour intégrer l’élite suprême de son cheptel d’espions : les «?éclaireurs?». C’est ainsi que l’on désigne les « illégaux », ceux dont la mission est d’infiltrer en profondeur et sur la durée l’ennemi occidental en se faisant passer pour l’un des siens. C’est une formation clandestine qui se déroule en dehors des circuits traditionnels, contraignant l’élu à mener dans son propre pays le parcours classique d’un citoyen doublé de celui d’un agent secret. Quand le service l’estime prêt, l’éclaireur rejoint l’École de la Forêt, l’endroit le plus mystérieux d’URSS, afin d’y suivre le cursus commun aux officiers du KGB. Peu à peu Sergueï va apprendre à mentir, à tromper, à manipuler, jusqu’à infiltrer l’ENA, à Paris, pour y repérer les « cibles »potentielles que recèle cette pépinière de futurs hauts fonctionnaires français et étrangers. De son enfance à ses missions, on suit le quotidien extraordinaire de Sergueï Jirnov dans un pays immense où le communisme règne encore en maître mais dont les jours sont comptés. On assiste avec lui à l’effondrement de l’Union soviétique et de son bras armé, le KGB. Avec lui, on découvre les techniques d’espionnage, les kompromat, les spetsnaz et les traîtres que l’on exécute. Enfin, la nature ayant horreur du vide, Sergueï Jirnov verra l’hydre tchékiste renaître avec la création du SVR et du FSB. Depuis, il porte un regard acéré sur l’utilisation des services secrets dans la Russie de Vladimir Poutine, un homme trouble dont il a croisé la route à plusieurs reprises. Si l’on veut vraiment comprendre l’espionnage russe d’hier et d’aujourd’hui, il faut lire L’Éclaireur.






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