
Pacifiste
4,5 / 5
- Guerre / Paix
- Victimes / Bourreaux
- Religions
- Beyrouth
- Nombre de pages: 336
- Paru en: 2013
Ce que j’en pense
Adorant ce duo, je me suis lancée dans cette écoute sans savoir de quoi parlait ce livre. J’avoue avoir été déstabilisée au début. Même si nous sommes toujours dans les confidences de l’auteur sur une page inspirée de sa vie, nous sommes à Paris fin des années 70, je ne le trouvais pas aussi puissant que ses précédents. Je décide de l’arrêter car je ne voulais pas désacraliser cet auteur. Mais, ce livre me trottait dans la tête, insidieusement et presque sans relâche. Alors je l’ai recommencé et fini d’un coup. Cette fois-ci j’étais prête à l’accueillir à sa juste valeur.
Même s’il met un peu plus de temps à acquérir sa puissance, elle y est bel et bien, pas plus pas moins mais autant et différemment car on en prend conscience, on la comprend que vers la moitié en arrivant à Beyrouth.
Ce texte est un manifeste pour la paix. Alors oui au début j’avais peur d’une prise de position, j’avais peur de ce texte « casse-gueule », j’avais peur d’un certain militantisme. En fait pas du tout, au contraire même. Ce morceau d’autobiographie met l’humain au premier plan, ce qui nous différencie dans nos ressemblances, ce qui nous rassemble dans nos différences. Je n’écrirais pas ici un nom d’une religion quelle quel soit, pour des raisons évidentes.
La guerre oui, mais après ? Comment on survit à l’après ? Comment reprendre une vie normale quand on a vécu et vu cette guerre ?
On dit que l’histoire est un éternel recommencement: Antigone, cette pièce de théâtre à Beyrouth (en fiction) début 80 mais aussi (pour de vrai) en 44 en est parfait exemple. Ce parallélisme est autant magnifique que tragique.
🕊️En conclusion, ce duo auteur/narrateur est encore une fois magnifique et puissant. Encore une fois Feodor Atkine a su, non pas interpréter mais incarner ces personnages et ce texte. Il lui donne vie tout en laissant le récit , les émotions et la puissance à la première place. Aujourd’hui encore Antigone est d’actualité, tout comme ce quatrième mur. Une page d’une vie datant de 40 ans mais qui pourrait avoir été écrit aujourd’hui.
Un livre de guerre qui parle de paix.
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De quoi ça parle
« L’idée de Sam était belle et folle : monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé.
Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m’a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l’a fait promettre, à moi, petit théâtreux de patronnage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m’offre brutalement la sienne… »






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