
Une claque féministe mais pas que …
5 / 5
- Violence familiale
- Meurtre
- Psychologie
- Nombre de pages: 384
- Paru en: 2025
Ce que j’en pense
Second tome mais peut se lire indépendamment (même si…)
Antoine, un fils aimant de Sandrine Cohen est un roman qui percute et nous mets un claque en pleine tronche. Pas de détours, pas d’effets inutiles, juste une histoire qui prend aux tripes et qui fait voler en éclats toutes les certitudes. Dès le début, tout semble clair : un crime, un coupable. Mais au fil des pages, les évidences s’effritent. Rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît.
Au centre de tout ça, Clélia, une femme qui ne sait pas prendre de distance. Elle absorbe tout, ressent tout, s’implique trop. Trop entière, borderline, trop excessive, trop dans l’émotion, mais c’est justement ce qui la pousse à chercher, à creuser, à ne jamais accepter les choses comme elles sont. Impossible de rester indifférent face à elle. On l’admire, on s’agace, on s’attache.
L’histoire se déroule dans un huis clos familial étouffant. Tout se joue dans les silences, dans ce qui est dit et (surtout) ce qui est caché. Les jugements évoluent au fil du livre. On croit comprendre, puis tout change. Qui est à plaindre ? Qui est à blâmer ? Impossible d’avoir un avis tranché, tant les curseurs et donc nos jugements bougent en permanence, alors que l’on ne sait pas.
Le style de Sandrine Cohen est brut, direct, sans concessions. La violence n’est pas seulement physique, elle est dans l’indifférence, dans les regards, dans un système qui préfère juger que comprendre. C’est un livre qui met en lumière des injustices qu’on connaît trop bien, mais qu’on préfère souvent ignorer.
❤️En conclusion, ce livre n’est pas une lecture confortable, et c’est tant mieux. Il secoue, il dérange, il fait réfléchir. Une fois terminé, impossible de l’oublier. Une véritable claque féministe mais pas que …
Découvrez ici toutes mes chroniques de Sandrine Cohen
De quoi ça parle
Découverte avec Rosine, une criminelle ordinaire, lauréat du Grand Prix de littérature policière 2021, Sandrine Cohen revient avec une enquête pleine de rage, pour aborder la violence sous son angle le plus intime et le plus pervers.
À dix-sept ans, Antoine Durand est un lycéen brillant, sans histoires, qui grandit dans la banlieue huppée de Meudon. Jusqu’à ce dimanche de février où, dans la cuisine, Antoine pointe un fusil de chasse sur son père. Pour le braver, le faire rire, mais l’arme est chargée et le coup part. Xavier Durand meurt sur le coup.
Enquêtrice de personnalité, Clélia Rivoire se charge du dossier. Son travail : retracer la trajectoire de vie du prévenu, comprendre les raisons de son passage à l’acte et apporter des pièces au dossier en vue du procès. Mais le garçon est un roc. Aucune émotion, un discours maîtrisé et une fine connaissance du système judiciaire français. Que cache son arrogance ? Pourquoi refuse-t-il la main tendue de Clélia ?






Laisser un commentaire