Objectif

5 / 5

  • Témoignage
  • Confinement
  • Héritage
  • Mémoire
  • Famille
  • Nombre de pages: 300
  • Paru en: 1947

Ce que j’en pense

Je ne vais pas vous parler du livre, tout le monde le connaît, tout a déjà été dit (et en bien mieux que je pourrais le faire).

Durant toute ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de me mettre à la place d’Otto Frank. J’ai lu chaque page à travers ses yeux, presque avec son cœur, en essayant d’imaginer ce qu’il a pu ressentir en découvrant ce journal à son retour du camp, après avoir survécu à l’horreur et perdu sa femme Edith ainsi que ses deux filles, Margot et Anne. Ce qu’on lui remet alors, ce n’est pas un simple carnet, mais tout l’univers intime de sa fille, ses pensées les plus secrètes, ses rêves, ses colères, ses frustrations, ses premiers émois, sa “crise d’ado” et surtout, l’amour qu’elle lui portait. Lire cela a dû être une douleur immense, presque indicible, un véritable choc, mais aussi, peut-être, une grande fierté.

Nous, nous savons avant même de commencer comment cette histoire se termine, et cette conscience rend chaque mot plus lourd, plus poignant. Lui la voyait écrire, mais ne savait pas ce qu’elle confiait en secret à son journal. Et malgré ce qu’il avait traversé, il a trouvé la force de ne pas garder ces mots pour lui. Il a choisi de les partager, parce qu’il savait qu’Anne rêvait de vivre à travers ses écrits, comme journaliste ou écrivain.

Mais publier ce journal n’a pas été simple, il a dû faire face à des attaques ignobles des négationnistes, à des accusations sur l’authenticité du texte, à ceux qui tentaient de la faire taire. Il s’est battu tout le reste de sa vie pour défendre la parole de sa fille. Chaque attaque devait raviver sa douleur et le terrasser.

❤️En conclusion, le corps d’Anne est mort il y a 80 ans ce mois-ci, mais grâce à ce journal et à la force, l’amour et l’abnégation de son père, sa mémoire continue de vivre aujourd’hui encore, comme elle en rêvait, grâce à ses mots, même si à titre posthume. Pour ma part, cette lecture a été une véritable lecture en miroir, ressentie à travers son regard, sa douleur, et tout ce qu’il a enduré en silence pour que sa fille continue de vivre malgré tout

De quoi ça parle

Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans «l’Annexe» de l’immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi.

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Bienvenue dans mon carnet ! Ici, je parle des livres que j’ai aimés (ou pas), des recettes que je teste avec mes robots, et de mon quotidien avec la sclérose en plaques. Installez-vous, prenez un thé…