
Particulièrement émouvant
4 / 5
- Polar historique
- Seconde Guerre Mondiale
- Berlin
- Oppressions
- Résistance
- Nombre de pages: 320
- Paru en: 2023
Ce que j’en pense
Avant de commencer ce livre, j’avais l’appréhension de lire un énième roman/polar sur le IIIe Reich à Berlin, sous un angle déjà vu mille fois. Il n’en est rien au final. L’enquête policière n’est qu’un prétexte, l’intensité du livre se jouant ailleurs.
Et ce “ailleurs”, ce sont les personnages. Leurs psychés, leurs émotions, leurs combats sous un régime totalitaire. C’est eux, le véritable coeur du roman. L’époque est omniprésente, bien sûr, mais elle agit surtout comme une pression constante qui révèle l’humain — ou ce qu’il en reste.
J’ai aimé voir ces Berlinois de 1943 presque réhabilités. Non, ils n’étaient pas tous fous furieux et oui ils étaient aussi victimes, et oui, certains (on est d’accord, certains seulement) résistaient.
J’ai aussi aimé que le livre n’évoque pas uniquement les Juifs comme victimes, mais aussi les handicapés et les homosexuels, et qu’on apprenne à les connaître derrière les masques qu’ils devaient porter, derrière les apparences qu’ils étaient contraints d’afficher. Cette résistance (chacun à son niveau, mais toujours au péril de leur vie) pour tenter de garder leur humanité.
Gerhard m’a souvent fait penser à Bernie (le héros de Philip Kerr). Il est parfois un peu “mou”, c’est vrai, et les personnages secondaires sont bien plus incarnés. Mais justement, je pense que son rôle fictif est là pour servir les autres, les vrais, ceux dont on ne parle pas assez. Alors merci à lui!
Le titre renvoie au lieu réel de Berlin, cœur de la terreur nazie. L’auteur y insère sa fiction avec un réalisme glaçant, tout y est vrai que ce soit les lieux, les dates, les personnages, les méthodes. Il rend hommage autant qu’il dénonce. Il éclaire autant qu’il expose la lobotomie orchestrée par ce régime sur toute une population. Comme il le dit lui-même dans ses notes, c’était ça, le vrai but de son livre.
🥺En conclusion, un roman où les personnages fictifs et réels se côtoient et qui ne peut que nous toucher en plein cœur. Même après tant de lectures sur cette période, j’y ai rencontré des vrais hommes et femmes qui ont sacrifié leur vie pour résister, chacun à leur manière, et garder leurs humanités.
De quoi ça parle
Gerhard Lenz, commissaire à la KriPo à Berlin, doit enquêter sur une série d’assassinats dont les mises en scène semblent ritualisées. Une investigation qui le conduira dans le dédale des administrations du Reich et lui fera découvrir l’ampleur du programme d’euthanasie de masse gardé secret par les autorités…
Un commissaire du Reich se dresse face à l’hydre nazie
Berlin, 1943. Après Stalingrad, Hitler a décrété la guerre totale. Gerhard Lenz, commissaire à la Kripo, tente d’organiser la clandestinité de Flora, la jeune Juive qui attend un enfant de lui, quand un psychiatre, membre du NSDAP, est assassiné.
L’enquête sera pour lui l’occasion de découvrir l’ampleur du programme d’euthanasie de masse, dit Aktion T4, et le rôle joué par les médecins nazis.
Dans une ville au bord de l’abîme, Topographie de la terreur raconte le combat d’un homme seul face à l’hydre totalitaire.






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