
Du froid au chaud
4,5 / 5
- Thriller / Roman noir
- Jeu de pistes
- Policiers / Journaliste
- S.A.C.
- Meurtres / Enlèvements
- Nombre de pages: 402
- Paru en: 2020
Ce que j’en pense
Troisième tome de la série, mais peut se lire indépendamment (la preuve).
Alors qu’au tout début je pensais lire un polar pur jus, j’ai vite compris que ce livre allait m’emmener beaucoup plus loin…
Et bien sûr, cela a été pour mon plus grand plaisir, car assez rapidement quelques références à la tuerie d’Auriol sont faites pour, évidemment, déboucher sur…
J’ai adoré toutes ces références à cette période historique et politique française, avec beaucoup de vraies références 🥰
Tout est subtilement amené, par petites touches au début, mais avec une puissance qui va crescendo au fil des pages. Ce n’est d’ailleurs pas un polar d’action à proprement parler, mais plutôt une tension psychologique permanente, diffuse, qui s’installe lentement. Tout est original et ambigu, tout en restant très terre à terre, et le malaise progresse sans jamais être frontal.
Entre un meurtrier qui se rend de lui-même d’un côté, et de l’autre une journaliste qui se croit traquée et surveillée (paranoïa ou lucidité ?), le doute est constant. On avance avec cette impression inconfortable de ne jamais savoir à qui, ni même à quoi, se fier, et les liens entre ces deux histoires ne se révèlent que dans les toutes dernières pages.
Cependant, j’ai une petite confession à faire : j’ai failli abandonner ce livre quasiment dès le départ à cause du style assez brut et télégraphique (je suis toujours allergique à cela). Mais, bizarrement, après quelques pages, je ne le remarquais plus et j’étais complètement embarquée dans cette enquête aux multiples tentacules, happée justement par cette atmosphère trouble et dérangeante.
🥰En conclusion, un livre qui m’a d’abord refroidie par la forme mais qui m’a immédiatement happée par le fond. Une histoire intelligente qui gratte là où ça chatouille, en questionnant une histoire pas si lointaine que ça. Encore une fois, comprendre et connaître le passé permet d’appréhender le présent…
De quoi ça parle
Ils n’auraient jamais dû mourir ainsi.
Ils se croyaient à l’abri de la haine et de la violence qui régnaient dehors.
À l’abri derrière leurs clôtures, sous la protection de la police, ils ne couraient aucun danger.
Mais ils baignent à présent dans leur propre sang, elle éventrée comme un animal, lui, le député, abattu d’une balle. Leurs enfants ont disparu.
Les gendarmes convoquent le capitaine Alaric Autier, de la crim’ de Versailles. Ils veulent comprendre pourquoi le tueur a laissé dans la bouche de la femme une coupure de journal évoquant une affaire du policier.
Malgré lui, Autier est happé par ce drame. Il se jette dans une course pour retrouver les enfants, entre un suspect qui s’exprime par énigmes et des gendarmes peu coopératifs.
Deux semaines plus tôt, Karine, une journaliste de webtélé, assiste à la mort de son mentor, dans des circonstances troublantes. Alors qu’elle lance l’alerte pour provoquer une enquête, sa vie s’écroule, et elle est précipitée dans un monde où elle ne peut se fier à personne.
Une femme en fuite, des enfants disparus : deux drames apparemment sans rapport. Et pourtant…
Troisième enquête du groupe Autier après Effondrements et Embrasements, Le sang de nos pères explore un ensemble de thèmes contemporains, comme la réputation à l’âge des réseaux sociaux, le poids des médias sur les enquêtes policières ou le cyberharcèlement. Mais le passé est aussi de la partie, sous la forme de trois lettres qui suscitaient autrefois tous les fantasmes : SAC — le Service d’action civique.





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