
Géniale et émouvante
5 / 5
- 1919 -1992
- Fresque familiale
- Grande-Bretagne
- saga historique et sociale
- Secrets de famille
- Nombre de pages: environ 4000
- Paru en: 2013 – 2017
Ce que j’en pense
Ne connaissant pas du tout l’auteur, j’avais lu qu’il était comparé à Ken Follett, Lucinda Riley (bon, là j’avoue ne pas avoir accroché à ses livres donc…), mais aussi à un certain Alexandre Dumas… et que dire à part que c’est totalement vrai !!!
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne s’ennuie jamais. L’auteur sait manier le rythme, les rebondissements, les retournements de situation et (qualité indispensable pour une saga familiale) l’humanité qu’il insuffle à ses personnages. On rit, on lâche des jurons, on est stressé, on pleure autant de beauté que de tristesse. Bref, on vit la vie des personnages en même temps qu’eux.
L’auteur a su ancrer sa fresque familiale dans l’Histoire sans jamais que la réalité ne prenne le pas sur la fiction, tout en laissant les grands faits historiques et les mœurs influencer les destins. C’est superbement dosé.
Autre point extrêmement fort, les intrigues, pourtant nombreuses, ne prennent jamais le pas sur l’humain. Même si elles insufflent un véritable rythme et du suspense, ce sont bien les personnages, leurs amitiés, leurs haines, leurs amours, leurs vengeances, leurs mesquineries, mais surtout leurs loyautés, qui restent au cœur de toute la saga. Et cette force est décuplée par la dimension générationnelle, on ne suit pas un héros, mais des destins qui se croisent et s’entremêlent sur plusieurs décennies, ce qui renforce encore l’attachement.
Enfin, la construction est résolument feuilletonesque. Chaque tome donne envie d’enchaîner immédiatement le suivant, impossible de s’arrêter. Et comment ne pas être ému (entre autre)devant ce clin d’œil assumé au Docteur Jivago, à travers le personnage fictif de Babakoff (à comprendre Pasternak), rappelant que la plume est plus forte que l’épée.
❤️ En conclusion, une saga familiale historique qui nous fait traverser le XXᵉ siècle, des docks de Bristol à Washington, de Saint-Pétersbourg à Berlin un certain soir de novembre 1989. Une fresque géniale, émouvante, qui nous fait vivre le meilleur comme le pire, sans jamais nous ennuyer malgré ses quasi 4000 pages.
De quoi ça parle
Harry Clifton, fils d’un docker et d’une serveuse de Bristol, né en 1920, est persuadé que son père, Arthur, est mort en héros à la guerre. Alors que tout le dispose à suivre les traces de ses parents, sa voix et son intelligence exceptionnelles lui ouvrent les portes d’un collège réservé aux enfants de la haute société anglaise. C’est là qu’il fait connaissance de Giles, le fils de la famille Barrington, propriétaire d’une grande compagnie maritime. Giles devient son ami. Harry gravit un à un les échelons de la réussite sociale et tombe amoureux de la sœur de Giles. Mais en voulant s’unir à une Barrington, Harry précipite sans le savoir de terribles révélations. Quel sera le prix à payer ? Seul l’avenir le dira. Le premier volet d’une passionnante saga romanesque qui nous conduit des docks de Bristol des Années folles aux navires marchands pris dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale.





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