4,5 / 5

  • Polars historiques
  • Irlande du Nord (Ulster)
  • The Troubles
  • 1981 – 1985
  • Police / IRA / Belfast
  • Nombre de pages: 396 + 456 + 384 + 448 + 432
  • Paru en: 2013 – 2025

Avant tout oui il est possible de lire les tomes indépendamment, mais suivre l’évolution de Sean Duffy (et de tous les autres personnages) est important. De plus, le tome 5 fait de nombreuses références au tome 3.

Vu que j’ai lu les 5 tomes en 1 mois, je vous confirme que j’ai adoré. J’ai non seulement adoré la partie policière, mais aussi (surtout) cette immersion en Ulster (Irlande du Nord), en plein cœur des Troubles.

Côté enquêtes, j’ai été (très agréablement) stupéfaite de voir à quel point l’auteur sait se renouveler d’un tome à l’autre : jamais le même rythme, jamais la même intrigue (à part les tomes 3 et 5, le 5 se nourrissant clairement du 3 😉). Une constante, cependant : on se fait retourner le cerveau à chaque fois, car rien ne nous prépare aux révélations finales. Les enquêtes prennent leur temps (on est au début des années 80), mais ce n’est jamais ennuyeux grâce aux rebondissements et aux intrigues secondaires.

Et ces intrigues secondaires sont en lien direct avec cette guerre civile irlandaise : attentats, manifestations, menaces permanentes, contexte géopolitique… cette ambiance poisseuse et oppressante est remarquablement retranscrite. On comprend une mentalité, des mœurs façonnées par la violence du quotidien et la pauvreté, sans jamais avoir l’impression d’assister à une leçon d’histoire. Ici, mourir peut être banal, juste en démarrant sa voiture.

Chaque policier et chaque personnage incarnent une facette différente de la résistance face à ce chaos. Tous se battent pour rester en vie, car « vivre est déjà un miracle »

Sean Duffy est à l’image de cette époque : loin du flic héroïque, imparfait, parfois paumé, souvent dépassé, borderline, mais profondément humain et touchant.

Le style est à la fois immersif et sensible : on ressent ce mal-être, la peur constante, la pression de chaque instant.

😍 En conclusion, une série qui nous fait vivre la guerre civile de l’intérieur tout en proposant des enquêtes fictives (mais basées sur la réalité historique) géniales, le tout saupoudré d’un humour noir salvateur, celui qu’on utilise pour survivre quand tout autour s’effondre.

1981, Irlande du Nord. Bobby Sands vient de mourir. Le pays est sous haute tension, Belfast à feu et à sang. A Carrickfergus, deux homosexuels sont tués, main gauche arrachée. La piste d’un serial killer semble évidente. Mais le sergent Sean Duffy sait que les apparences sont souvent trompeuses, lui qui incarne un paradoxe en Ulster : il est flic et catholique. McKinty réussit le pari de faire vivre la violence de la guerre civile en même temps qu’il nous entraîne au cœur d’une enquête palpitante, maniée avec l’humour noir si cher aux Irlandais.

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