4,5 / 5

  • Littérature / Éditions
  • Journalisme
  • Influence
  • Réalisme / Ambition
  • Comédie humaine
  • Nombre de pages: 864
  • Paru en: 1837 – 1843

J’avoue, je ne m’attendais absolument pas à ce modernisme, et limite à cette actualité, en commençant ce livre écrit entre 1837 et 1843… quasiment 200 ans, et les thèmes sont toujours d’actualité… hallucinant. Et comme quoi l’être humain n’évolue pas comme il le croit, seuls les moyens changent, les mentalités stagnent.

Alors oui, je pourrais dire que ce livre est magnifiquement écrit, qu’il y a de la vengeance, des manigances, de l’influence néfaste, des sacrifices, de l’amour et de la haine, des revirements de situation, mais aussi quelques longueurs (comme tous ces classiques). Mais tout ça, c’est déjà dit et redit. Personnellement, ce n’est pas ce que je retiendrai de ce livre, mais plutôt cette mécanique glaçante de l’influence bien avant la “réinvention” des réseaux sociaux (car oui, ce n’est qu’une évolution, pas une invention).

Car oui, dans ce roman, on parle de littérature, de presse et de pouvoir symbolique ou quand le talent ne suffit pas, la gloire passe par le réseau, l’apparence, les relations, la flatterie, la trahison, parfois la corruption. Et surtout, par la fabrication de l’opinion: on encense, on détruit, on manipule des réputations comme on gère aujourd’hui des tendances. Ai-je besoin d’épiloguer ? Je ne pense pas 😂
Allez, pour le plaisir quand même… combien de livres moyens (je reste polie) voyons-nous portés aux nues sur Booksta, alors que des pépites restent dans l’ombre ? Les moyens ont changé, la base reste.

🥰En conclusion, un livre à la limite de la satire sociale, qui n’a pas pris une ride dans ses dénonciations… bien malheureusement. L’humain s’est créé un nouveau dieu, l’argent, et son ange la notoriété, et avec eux toutes les dérives qui s’y rattachent.

A Angoulême, David Séchard, un jeune poète idéaliste, embauche dans son imprimerie un ami de collège, Lucien Chardon, qui prendra bientôt le nom de sa mère, Rubempré. Poète lui aussi, il bénéficie d’une sorte de gloire locale et fréquente le salon de Louise de Bargeton, dont il tombe bientôt amoureux, et avec qui il part pour Paris. Voilà bientôt Lucien lancé dans le monde des lettres et la haute société, mais si Paris est la ville des « gens supérieurs », ce sera également pour lui celle des désillusions.

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Bienvenue dans mon carnet ! Ici, je parle des livres que j’ai aimés (ou pas), des recettes que je teste avec mes robots, et de mon quotidien avec la sclérose en plaques. Installez-vous, prenez un thé…