
Ésotérique
4,5 / 5
- Alchimie
- Tueur en série
- Polar historique
- Esotérisme
- 1834
- Nombre de pages: 400 pages
- Paru en: 2026
Ce que j’en pense
5ieme tome, peut difficilement se lire seul, même si ce n’est pas impossible.
Ce que j’aime avec Eric Fouassier, c’est qu’à chacun de ses livres, il nous plonge dans une époque et une ambiance historique et sociale et s’en inspire pour construire sa fiction. Ainsi, tout paraît naturel, presque logique, comme si tout avait existé pour de vrai. Ici, il y ajoute tout un univers ésotérique fait de sociétés secrètes, d’alchimie, de symboles et de croyances, sans jamais nous perdre tant tout s’intègre naturellement à l’enquête.
Et heureusement que la fiction n’est pas vraie (quoique…) car le méchant tue avec cruauté et beaucoup de mise en scène. Mais, paradoxalement, aucune surenchère, au contraire, cette énigme nous happe dès le départ. Comment? Pourquoi? Le qui ne venant qu’ensuite. C’est dire à quel point tout est visuel et immersif.
Côté personnages, outre notre Aglaé et Valentin, nous retrouvons notre bande devenue familière, ainsi que ce fameux Vidocq qui a su rebondir. Mais alors les autres, les “petits” nouveaux… je ne peux pas vous en parler, car il y a le meilleur et le pire dans toute cette petite troupe, certains allant même jusqu’à retourner leur veste…
J’ai aimé cette intrusion d’une certaine George Sand, qui apporte avec elle son féminisme, ses luttes et sa force. Une belle mise à l’honneur, même si elle ne tient qu’un rôle de figurante.
Côté intrigue, comme je le disais, le qui ne vient presque qu’en dernier dans notre volonté de dépatouiller cette intrigue… enfin ces intrigues. Quel lien commun? Quel but? Pourquoi? Telles sont les questions qui nous turlupinent le ciboulot… et lorsque l’on connaît enfin la réponse (bon, OK, la scène finale est peut-être un chouille too much), peu importe, on est déjà totalement happé par le suspense.
🧙🏽♂️En conclusion, un polar historique dans le sens noble du terme. L’auteur a su explorer des faits et personnages historiques, et les utiliser pour construire une intrigue tout en glissant quelques dénonciations politiques et sociales, le tour saupoudré d’une touche d’ésotérisme. Un pur moment de lecture où l’on apprend sans s’en rendre compte.
De quoi ça parle
Avril 1834. On retrouve un homme assassiné dans le palais de la Bourse, l’un des lieux emblématiques de cette monarchie de Juillet qui a fait de l’argent son nouveau dieu. Sur le cadavre, un texte aux accents prophétiques, sur son front un symbole mystérieux gravé au fer rouge et dans sa bouche, du plomb fondu.
L’affaire, d’autant plus délicate que la victime est un riche banquier, soutien du régime, est confiée à Valentin Verne. Ce meurtre semble s’inscrire dans une série d’assassinats commis dans des circonstances similaires. En outre, les textes, extraits du Livre d’Hénoch, dénoncent l’accumulation des richesses. Et les métaux qui obstruent la bouche des victimes, ainsi que les symboles gravés sur leur front, correspondent aux étapes du Grand OEuvre, celles de la transmutation alchimique.
Qui sont ces archanges qui suivent des préceptes hermétiques pour tuer des personnalités emblématiques de la société nouvelle ?
Une nouvelle enquête de l’inspecteur Valentin Verne, le génial créateur du Bureau des affaires occultes, où la science flirte avec le vice et le crime.






Votre commentaire