Le courage n’a pas de statut social

4,5 / 5

  • Islamisme
  • Politique
  • Révolution
  • Roman historique
  • Iran / 70’s
  • Nombre de pages: 240 pages
  • Paru en: 2024

Ce que j’en pense

J’ai longtemps refusé de lire ce livre étant, ne me frappez pas, assez hermétique au monde de l’art. Et puis, un hasard de la vie a fait que… et punaise, que je l’ai adoré!!!

Alors clairement, j’ai lu et découvert cette histoire sous un autre angle que celui proposé par l’auteure. Alors que sa porte d’entrée est l’art, personnellement, j’y suis entrée par celle de l’Histoire et celle de l’humain. J’ai adoré découvrir cette histoire, cette culture et surtout confirmer, encore une fois, qu’un extrême appelle l’autre extrême.

Alors oui, clairement, la politique du Shah était (très) loin d’être parfaite, mais cette révolution (qu’au fond je comprends) a malheureusement ajouté le pire au pire. La réalité de ces fous furieux extrémistes, leur obscurantisme, leur misogynie, leur connerie (à la fin, appelons un chat un chat) n’a apporté que le pire, alors qu’ils se défendaient de chasser le pire🤦‍♀️

Et puis, au milieu de cette noirceur, de cette brutalité, il y a Cyrus. Clairement surhumanisé (on pourrait le béatifier tellement il est parfait, mais, comme je le disais, un extrême appelle toujours l’autre extrême), cet homme rend à lui seul foi en l’humanité. J’ai (bien entendu) adoré ce gamin autodidacte, à la limite de l’inculture, timide à l’excès, qui se révèle au fur et à mesure être un homme au courage impressionnant, par amour pour ses meilleurs amis, ses tableaux. Alors que les rats quittaient le navire (à comprendre, les grands pontes de ce musée, ce fameux courage des lâches), ce simple coursier, abandonné de tous, a, lui, résisté à sa façon, à son niveau.

❤️En conclusion, même si vous n’êtes pas spécialement attiré par l’art, ne résistez pas/plus à ce livre. Vous y rencontrerez quelques êtres marquants, dont un qui a voué sa vie à sauver ses meilleurs amis, ses tableaux. Et surtout, vous y découvrirez un formidable renversement des hiérarchies. Une sacrée leçon d’humanité qui nous rappelle que la valeur d’un homme ne se mesure ni à sa condition, ni à son travail, ni à son instruction. Le courage n’a peut-être pas de statut, mais il révèle des hommes.

De quoi ça parle

L’histoire du gardien du musée de Téhéran, un homme seul face à la menace des religieux fanatiques qui a réussi à sauver 300 chefs d’œuvre d’art moderne, le trésor de l’Impératrice des Arts.

Printemps 1979, Téhéran. Alors que la révolution islamique met les rues de la capitale iranienne à feu et à sang, les mollahs brûlent tout ce qui représente le modèle occidental vanté par le chah déchu,
désormais en exil. Seul dans les sous-sols du musée d’Art contemporain, son gardien Cyrus Farzadi tremble pour ses toiles. Au milieu du chaos, le jeune garçon des quartiers ouest convoque ses souvenirs. Il raconte
la splendeur et la décadence de son pays à travers le destin incroyable de son musée. À 25 ans à peine, Cyrus endosse les habits un peu grands de gardien d’un trésor à protéger contre l’ignorance et le fanatisme.

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Bienvenue dans mon carnet ! Ici, je parle des livres que j’ai aimés (ou pas), des recettes que je teste avec mes robots, et de mon quotidien avec la sclérose en plaques. Installez-vous, prenez un thé…