Couverture de L'espion qui venait du froid de John le Carré

4,5 / 5

  • Guerre Froide
  • Mur de Berlin
  • Espions
  • Manipulation
  • Angleterre
  • Nombre de pages: 352 pages
  • Paru en: 1963

Tome 3, peut se lire indépendamment (la preuve), mais il manque forcément quelques subtilités des tomes précédents.

Ça y est, j’ai enfin découvert le pape des romans d’espionnage de la guerre froide… John le Carré.

Et j’ai adoré dès le prologue, où l’auteur lui-même, 50 ans après, en 2013, nous explique et nous dévoile quelques secrets sur sa vie d’espion à Berlin et sur ce livre en particulier.

Alors que nous avons l’habitude de lire des livres d’espionnage qui vont à 100 km/h, celui-ci est tout l’inverse (enfin, jusqu’à quelques pages avant la fin). J’ai eu l’impression d’être dans une partie d’échecs, où chaque déplacement de pion n’était dû qu’à une longue stratégie élaborée au préalable. On se doute qu’il y a anguille sous roche, mais… qui est l’anguille et sous quelle roche ?

Et cette lecture était géniale (malgré quelques longueurs sur le coup, mais tout s’explique à la fin). J’ai eu l’impression d’être moi-même espionne en pleine guerre froide, basée à l’Ouest mais kidnappée à l’Est…

Et Leamas, comment va-t-il réussir à s’en sortir ? Car même si l’on pense savoir où tout cela va nous mener, cela n’enlève rien au suspense ni au stress.

D’une manière générale, j’ai adoré tous les personnages parce qu’ils sonnent tous vrais. Aucun n’est parfait, on doit sauver un salaud quitte à tuer un gentil, car l’intérêt général prévaut sur l’individu. Et surtout, l’auteur brouille complètement la frontière entre le bien et le mal ou à force de manipulations, les 2 camps finissent par se ressembler.

C’était la guerre… et la guerre et ses choix impossibles sont parfaitement retranscrits.

❤️En conclusion, un pur roman d’espionnage intelligent, écrit en 1963 par un véritable espion, qui met en avant les absurdités de la guerre froide et l’intelligence de certains plans, mais qui, pour nous, pauvres lecteurs, nous fait nous arracher les cheveux tant les retournements de situation sont nombreux. Un livre qui n’a pas pris une ride malgré son âge …amais tomber dans l’exploitation émotionnelle. Elle raconte, sans jamais montrer gratuitement, et c’est précisément ce dosage savemment réussi qui rend le livre si puissant.

« Roulez à trente à l’heure, ordonna l’homme d’une voix tendue, anxieuse. Je vous indiquerai le chemin. Quand nous serons arrivés, il faudra descendre de voiture et courir jusqu’au mur. Le projecteur sera braqué sur l’endroit où vous devez passer ; tenez-vous immobiles dans le rayon lumineux. Dès que le faisceau sera déplacé, commencez à grimper. Vous aurez quatre-vingt-dix secondes. Vous monterez le premier, dit-il à Leamas, et puis ce sera au tour de la fille. »
Roman de la guerre froide et de la trahison, roman du cynisme et de la raison d’État, prix Somerset Maugham, best-seller mondial adapté au cinéma avec Richard Burton, « L’espion qui venait du froid » est un chef-d’œuvre absolu qui a révolutionné le roman d’espionnage.

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Une réponse à « L’espion qui venait du froid de John le Carré »

  1. Avatar de Christelle lectrice du 64
    Christelle lectrice du 64

    Un roman d’espionnage, évidemment que ça me parle, je n’ai jamais lu l’auteur, je ne savais pas qu’il avait été un espion 😱

    J’aime

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Bienvenue dans mon carnet ! Ici, je parle des livres que j’ai aimés (ou pas), des recettes que je teste avec mes robots, et de mon quotidien avec la sclérose en plaques. Installez-vous, prenez un thé…