
Bluffant
4,5 / 5
- Polar historique
- Après-Guerre
- Rue Lauriston
- Collabos
- Occupation
- Nombre de pages: 320 pages
- Paru en: 2026
Ce que j’en pense
En voyant la couverture de ce livre, on pense tout de suite à un roman sur la Seconde Guerre mondiale… alors qu’en fait, pas du tout et tout à fait en même temps.
Car cette histoire se déroule en 45, juste après la Libération de Paris, certes, mais surtout, on est au lendemain du conflit. Le plus gros de l’épuration est passé… mais il reste encore tant de comptes à régler. La guerre est finie, mais les blessures, les règlements de comptes et les secrets, eux, sont loin de l’être. Et c’est là que ce livre se démarque.
On alterne d’un chapitre à l’autre entre l’enquête au présent et les souvenirs de guerre de la victime, sous forme de journal intime durant Sa guerre. Et dire que l’on n’a aucune empathie pour lui, c’est peu dire… Notre victime était un collabo de la Carlingue, le 93 rue Lauriston, et son assassin un rescapé des camps. Reste encore, dans cette période où tout est chamboulé, à le prouver.
Et j’ai vraiment adoré ! L’auteur change de style à chaque chapitre, un coup soutenu, un coup beaucoup plus familier, on est vraiment complètement immergé dans cette époque, grâce aussi à toutes ces informations et ces personnages historiques.
J’ai adoré apprendre grâce à cet angle original, finalement assez peu utilisé. J’ai aussi aimé que Gabriel katz évite les personnages totalement blancs ou totalement noirs. Dans ce Paris de 45, chacun porte son passé, ses contradictions et ses zones d’ombre.
« Si je devais faire une liste, personne ne le croirait »
J’ai aussi adoré notre policier (malgré lui), Max Weber, et son avocate Augustine. Ce duo improbable… et pourtant…
J’ai adoré également cette course contre la montre, ce stress qui monte de page en page, tant on espère réussir à sauver… notre assassin!
❤️En conclusion, un polar historique bluffant, porté par une intrigue maîtrisée et fabuleuse, parfaitement ancrée dans cette atmosphère si particulière de l’après-guerre, aux touches d’humour pince-sans-rire teintées d’ironie et qui nous tient en haleine jusqu’au bout du bout. Et au final… une fin autant imprévisible qu’explosive, mais surtout totalement crédible.
De quoi ça parle
Paris, 1945. Alors que la guerre vient tout juste de se terminer, un cadavre est découvert dans un hôtel borgne de Pigalle. L’assassin, arrêté sur les lieux, est un vagabond, dont la dernière adresse était le camp d’Auschwitz.
L’homme qu’il a tué d’une balle dans la tête était un antiquaire véreux, un petit escroc sans envergure qui aurait été membre de « la Carlingue », la Gestapo française. C’est en tout cas ce que son assassin affirme. Mais rien ne le prouve, si ce n’est sa parole…
L’affaire est confiée à Max Weber, un flic désabusé que sa hiérarchie pousse à classer l’affaire. Personne n’a envie que ce fait-divers ravive les blessures de la guerre. Personne sauf Weber, que cette cause perdue sort de sa torpeur. Il va creuser. Et ce qu’il va découvrir est au-delà de l’imaginable…






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