Excellent

  • Polar historique
  • XIX Siècle
  • Meurtres en série
  • Lozère
  • Familles

4,5 / 5

  • Nombre de pages: 496 pages
  • Paru en: 2024

Ce que j’en pense

Punaise, cette chronique va être impossible à écrire, car comment vous donner envie de lire ce livre sans rien divulgâcher ? 😱 Rien que la signification du titre est plurielle car il dévoile tout… mais impossible de la déchiffrer avant de connaître la vérité.

Alors qu’en principe le qui est le plus important dans un polar, ici il est certes primordial, mais pas seulement. Car la force de ce livre repose aussi sur le mobile, le pourquoi et le comment de ces meurtres. Vous comprendrez donc que je passerai volontairement sous silence certains aspects afin de ne rien dévoiler.

J’ai adoré les personnages, en particulier notre duo d’enquêteurs, aussi improbable qu’atypique. Mais pas seulement. Les paysages et le loup, au sens propre comme au sens figuré, deviennent eux aussi de véritables personnages. Entre l’ombre de la Bête du Gévaudan, notre fidèle Odo et son humain Victor, ces êtres sauvages de prime abord sont peut-être, au fond, les plus humains, les plus fidèles et les plus droits. Car lorsque l’on découvre la vérité sur certains personnages…

Ce que j’ai aimé, surtout, c’est qu’une fois la vérité connue, nous sommes bien sûr horrifiés… mais pas forcément par les meurtres eux-mêmes. Plutôt par leur raison d’être. Et, au fond, impossible de ne pas se poser la question, et moi, qu’aurais-je fait si j’en avais eu la possibilité ? Chacun aura sa réponse… ou plutôt espérera avoir la bonne. Et le roman donne une place à chacune d’entre elles.

❤️En conclusion, un excellent polar historique, féministe et remarquablement construit, où les retournements de situation naissent des révélations successives plus que de rebondissements artificiels. La place des femmes dans cette période post-révolutionnaire est abordée avec beaucoup de nuances, tandis que le contexte historique nourrit véritablement l’intrigue. Un livre qui tient en haleine de bout en bout grâce à son atmosphère, son ambiance… et aux questions qu’il continue de poser une fois la dernière page tournée.

De quoi ça parle

Lozère, hiver 1835. Un étudiant en médecine est découvert mort devant l’asile d’aliénés qui l’accueillait en formation. Il se serait perdu dans la tempête de neige qui faisait rage la nuit précédente. Mais le juge de paix de Saint-Alban, par ailleurs lieutenant de louveterie, s’interroge sur l’étrange décès. Aidé par une infirmière de l’asile, il met au jour une série d’incohérences, et d’indices troublants.
La piste encore fraîche le mène jusqu’au canton voisin où il déterre d’autres mystères, plus anciens, plus obscurs, qui impliqueraient des notables.
En ce début de XIXe siècle, dans une ruralité où les progrès scientifiques et technologiques se font attendre, l’ombre de la bête du Gévaudan plane toujours sur les monts de la Margeride.
Mais n’y aurait-il pas pire prédateur qu’elle ?

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Bienvenue dans mon carnet ! Ici, je parle des livres que j’ai aimés (ou pas), des recettes que je teste avec mes robots, et de mon quotidien avec la sclérose en plaques. Installez-vous, prenez un thé…